Lendemain d’élection partielle

Au lendemain de l’élection législative partielle du 20e arrondissement de Paris, il est bon que les commentaires prennent un peu de hauteur. Il est rare que les réactions à chaud nous fasse voir l’horizon. Jean-Luc Mélenchon est de ceux et celles qui savent tirer des conclusions qui vont au-delà des constats habituels (je vous les épargne).

Donc, dimanche dernier, contre la droite, LREM et le PS and C°, Danielle Simmonet a perdu une bataille. Mais LFI est loin d’avoir perdu la guerre. C’est le sens de l’analyse faite par JL Mélenchon mais dans un tout autre registre, celui de la stratégie. Faute d’avoir ce regard à long terme, les batailles politiques sont des querelles de bistrot dont on ne sort que par l’ivresse des mots (au mieux) ou la langue de bois (au pire).

Le mieux évidemment est de se référer à l’article lui-même. Mais il n’est pas interdit de dire pourquoi on peut le considérer autrement que comme un simple papier de circonstance (« Bravo à Danielle et à ses équipes« , ce que je ne m’interdis pas de penser par ailleurs).

Venons-en aux citations qui, je l’espère, inciteront à prendre connaissance de la suite et à en débattre :

« Elle me permet de formuler haut et clair la ligne sur laquelle nous sommes organisés depuis ce début de campagne présidentielle commencée en novembre 2020. Car c’est un tout que notre action au moment même où elle se déploie sur autant de terrains : régionales, cantonales, commission d’enquête sur l’eau, soutien aux luttes salariales, action parlementaire, préparation des marches des libertés du 12 juin qui viennent à l’appel de 90 organisations.

Une stratégie globale est à l’œuvre. »

Une stratégie

S’ensuit une série de questions à laquelle, disons-le, nous avons à répondre collectivement. Du moins celles et ceux qui veulent s’engager sur la voie d’un renouveau de la marche vers « les jours meilleurs ».

Exemples :

Quel est notre but ? Nous voulons rassembler une majorité du peuple dans l’élection présidentielle. Comment y parvenir ?

Pour nous ce programme c’est « L’Avenir en Commun ». Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Posons ouvertement la question : pourquoi, l’union avec la gauche traditionnelle ferait-elle obstacle à l’union populaire et au vote commun ?

Je l’avoue : j’ai ma réponse personnelle à ces questions. Mais là n’est pas le sujet. J’observe simplement que, après lecture de cet article, j’en étais arrivé aux mêmes conclusions. J’essaie d’en donner une traduction, non pas seulement en paroles, mais dans mon action de terrain indépendante de ma prise de position politique dans cette séquence électorale.

Et le plus important oui, il faut avoir une vision stratégique plutôt que des réponses conjoncturelles et politiciennes aux circonstances. Faute de quoi on en arrive aux accords à la carte qui non seulement sont contre-productifs mais permettent l’arrivisme de girouettes politiques sans principes.

Je vois d’ici certains sourires narquois (forcément d’adversaires politiques, ce qui me laisse sans tourments) : voilà un écervelé qui abonde dans le sens de son gourou. Pourtant je ne fais que rapporter des questions. Si vous voulez en débattre, allez voir par vous-même. Ce qui en définitive est l’essence même de la démarche démocratique, républicaine et citoyenne.

Robert Crémieux

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